Entretien des ordinateurs : UTILE ET INDISPENSABLE

La sécurité et la performance des machines exigent la vigilance et le bon comportement de l’usager

Un ordinateur est un outil commode pour le travail. Lorsqu’il est relié à Internet, il devient, de surcroît, une formidable fenêtre ouverte sur le monde. Cependant l’utilisation de l’ordinateur peut être perturbée voire freinée par les nuisances.
Ainsi, à chaque fois que vous allumez votre ordinateur, c’est la même appréhension : combien de temps vais-je perdre à trier les messages et à éliminer les indésirables ? Combien de fenêtres vont automatiquement s’ouvrir sur des sites commerciaux ou douteux ? Mon ordinateur va-t-il me poser des questions dont je ne connais pas les réponses ? Va-t-il ralentir sans raison apparente ? Combien de phénomènes inexpliqués vont me faire perdre du temps et vont me faire douter ? Ai-je été infecté par un virus ? Comment puis-je le savoir ? Quels en seraient les conséquences ? Quelqu’un peut-il lire mes données à mon insu ?
On a très souvent l’impression qu’il se passe des choses incontrôlées et néfastes sur notre ordinateur. Parmi les ennemis de l’ordinateur on a les logiciels malveillants notamment les virus, les vers, les chevaux de Troies, les publiciels, etc. A cela s’ajoutent les courriers indésirables et les logiciels espions.
La plupart des fournisseurs d’accès à Internet ont bien compris le problème et proposent des services, gratuits ou payants, pour éviter à leurs clients d’être confrontés directement à toutes les nuisances qui arrivent par la messagerie électronique ou d’autres attaques. On peut donc demander et/ou paramétrer un ensemble d’outils intégrés : pare-feux, antivirus, anti-spam…
Un ordinateur doit d’abord être à l’abri des rayons solaires et de la poussière. “Ce sont des éléments qui n’ont pas une grande influence sur la machine. Mais il est prudent de la protéger”, conseille Oumar Cissé, ingénieur informaticien à Afribone qui précise que la climatisation est préférable car elle aide à réduire la nuisance de la chaleur. Sa collègue, Safoura Safy Traoré ajoute que l’ordinateur doit être préservé contre les coupures brusques d’électricité. “Il est toujours conseillé d’utiliser un onduleur”, a expliqué l’ingénieur informaticienne.
Pour bien protéger les ordinateurs des nuisances, nos deux ingénieurs recommandent l’utilisation et l’actualisation des antivirus afin de prévenir les infections. “Un ordinateur peut être infecté par le virus à travers une clé USB ou un fichier malsain. Il faut toujours installer un antivirus que l’on peut trouver aussi gratuitement”, a précisé Oumar Cissé. Il a indiqué que certaines pannes sur l’ordinateur son quasiment irréversibles lorsque celles-ci affectent la carte mémoire.

L’astuce de la défragmentation. Oumar Cissé et Safoura Safy Traoré conseillent aux utilisateurs d’être surtout ordonnés sur la machine et d’avoir un disque indépendant outre que le disque dur pour être à l’abri de perte des fichiers.
Selon d’autres spécialistes, il y a des comportements simples et pratiques qu’il faudra adopter pour qu’un ordinateur reste en forme. Il s’agit notamment de purger régulièrement son ordinateur des fichiers inutiles. “Cela vous permettra un gain de place sur votre disque dur et une optimisation de la vitesse de votre PC”, nous a confié un spécialiste qui a ajouté que les fichiers sont également une cible privilégiée d’infections, du fait que ces fichiers sont cachés à l’utilisateur et qu’ils sont créés lors de visites de sites web sur Internet.
Il faut aussi contrôler et maîtriser la base de registre. La base de registre est l’élément de base de l’ordinateur. En effet quand vous installez des programmes, en désinstallant, en réinstallant, etc… cela crée des clés registre dans la base de registre. Or de nombreuses clés registre peuvent être inutiles. Car des programmes désinstallés peuvent avoir leur clé toujours présente sur l’ordinateur. Il faut donc aussi nettoyer la base de registre. Pour ce faire, il faut utiliser le programme “EasyCleaner”. Mais n’y touchez pas si vous ne savez pas exactement ce que vous faîtes sinon vous pouvez plantez votre PC de façon irréversible, conseille notre interlocuteur.
Une autre façon simple de maintenir son ordinateur en bon état est défragmentation des fichiers. “C’est un exercice qu’on doit faire tous les deux mois sur trois afin de conserver à souhait la vitesse d’utilisation de son PC”, a conseillé le spécialiste.
“La défragmentation est un procédé important pour maintenir votre PC réactif au fil du temps. En effet, quand vous coupez, collez, supprimez, créez des fichiers, etc… le disque dur ne sait plus vraiment en quelque sorte où se trouvent les données, a expliqué notre spécialiste. Pour vous donnez une métaphore, c’est comme si vous alliez dans une bibliothèque, que vous preniez des livres, que vous les lisiez puis en rangiez quelques uns pas à leur place, que vous laissiez d’autres livres par terre, etc… En fait, la défragmentation va permettre de ramasser les livres et de tous les rangers à leur place.”
De ce fait, le disque dur saura exactement à quel endroit se trouvent vos données et donc sera beaucoup plus prompt pour y accéder, ce qui va rendre votre PC plus rapide, plus réactif”, a précisé notre interlocuteur.
Pour effectuer une défragmentation, il suffit d’aller dans le poste de travail, de faire un clic droit sur le disque dur ou partition et de cliquer ensuite sur “propriétés”.
Dans l’onglet “Outils”, cliquez sur “Défragmenter maintenant”. Ensuite il ne vous reste plus qu’à choisir quel disque défragmenter, puis cliquez sur “défragmenter”, a expliqué notre interlocuteur.
Dans notre pays, les infections par les virus et les problèmes liés aux coupures brusques d’électricité sont la première cause de panne des ordinateurs, ont révélé les spécialistes.
Be COULIBALY

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Insécurité informatique : NUL N’EST À L’ABRI

L’univers des ordinateurs est pollué de pirates et de virus capables de dommages souvent irréparables

Si l’ordinateur est en passe de devenir un outil indispensable de travail comme le téléphone portable, la sécurité des données que l’on y stocke n’est pour autant pas garantie. Cela est vrai dans notre pays comme partout ailleurs. La sécurisation des données informatiques est une entreprise difficile. Car autant des techniciens de haut niveau travaillent à l’amélioration des produits informatiques, autant certains petits génies s’efforcent à nuire les utilisateurs.
Ces brigands écument la toile mondiale qui fait du monde un village planétaire où l’information circule en temps réel et à la vitesse grand V. Ils causent autant de nuisances que les pirates qui hantent les hautes mers à travers le monde. Celui qui a trouvé l’appellation “pirate” ou “hacker” en anglais pour les désigner ne s’y est pas trompé. Quand ils ne tentent pas de pénétrer les réseaux informatiques les mieux sécurisés, ils fabriquent des programmes informatiques appelés “virus” pour causer des dégâts dans les ordinateurs des usagers. Et comme le monde entier est interconnecté grâce à Internet, un “hacker” installé en Australie, aux antipodes, peut causer des dommages avec son virus à des utilisateurs du Mali.

Faculté de se propager. Mode de nuisance le plus usité, le virus informatique présente des similitudes avec son éponyme de la médecine. Il a la faculté de se propager en un laps de temps, provoquant des dommages irréparables sur les systèmes d’exploitation des ordinateurs. Par comparaison, le virus du Sida ne se comporte pas d’une autre manière.
Notre pays n’étant pas à l’abri à l’instar du monde entier, des virus circulent entre les ordinateurs ici aussi bien par Internet que par les clés USB, les cédéroms et d’autres supports amovibles. Les informaticiens définissent le virus comme un programme informatique écrit dans le but de se dupliquer sur d’autres ordinateurs. Il peut aussi avoir comme effet, recherché ou non, de nuire en perturbant plus ou moins gravement le fonctionnement de l’ordinateur infecté. Il peut se répandre à travers tout moyen d’échange de données numériques comme l’Internet, mais aussi les disquettes, les cédéroms, les clefs USB, etc.

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e-festival : DES PARTICIPANTS HEUREUX !

Qu’ils aient gagné des prix ou pas, les jeunes ayant pris part à l’événement ne cachent pas leur joie d’avoir eu l’opportunité d’approfondir leurs connaissances sur l’outil informatique ou tout simplement de le découvrir

La 4è édition du e-festival qui a pris fin vendredi 28 décembre 2007 a créé un grand engouement auprès des jeunes. Venus de Bamako et de l’intérieur du pays, ils sont repartis satisfaits de l’événement. Durant quatre jours, à travers des modules portant sur des formations de base, d’initiation à l’ordinateur, des jeux concours et autres, les jeunes se sont familiarisés avec l’outil informatique et ont amélioré leur connaissance.
Aminata Diallo, 9 ans, élève en 4è année à l’école Kalanso, a été la lauréate des filles à la formation des jeunes du premier cycle de l’Académie de la rive gauche de Bamako. Aminata est une habituée de l’ordinateur. Mais elle en était à sa première participation au e-festival. Elle apprécie l’initiative de l’Agetic d’organiser à chaque fin d’année l’événement. “Je suis très contente d’avoir participé au e-festival qui a permis de maîtriser d’avantage l’ordinateur. J’ai beaucoup appris sur la périphérie d’entrée et de sortie, l’Internet, les jeux et beaucoup d’autres choses qui me permettront de travailler désormais avec l’ordinateur”, se réjouit-elle. Grâce au e-festival, Aminata a décidé de s’intéresser davantage au TIC et de partager ses connaissances avec ses amis. “L’Internet est un excellent outil de travail. Il nous permet d’approfondir nos connaissances au-delà de ce que le maître nous enseigne dans la classe. Je demande à tous les jeunes de s’intéresser à cet outil de travail”, souligne Aminata Diallo.
Comme elle, Dayya Yen, 8 ans, élève à l’école Étoiles brillantes a été lauréat des garçons à la formation des jeunes du premier cycle de l’Académie de la rive droite de Bamako. Dayya Yen est aussi un familier de l’ordinateur. Cependant il maîtrisait très peu l’outil. “Je savais comment utiliser l’ordinateur mais je n’avais pas encore découvert beaucoup de choses”, confie Dayya Yen qui apprécie le professionnalisme et la pédagogie avec lequel, les formateurs ont dispensé les différents modules de formation. “Je suis très content des formateurs qui ont été à la hauteur de nos attentes”, se réjouit notre interlocuteur qui ajoute : “ce qui m’a impressionné c’est la découverte de l’Internet. Je suis très content du e-festival qui a permis de savoir beaucoup d’autres choses que j’ignorais sur l’ordinateur. Je souhaite que cette initiative de l’Agetic continue”, ajoute Dayyen Yen qui veut être un informaticien.

Tout le monde peut travailler avec l’ordinateur. Ousmane Issoufi Maïga, 15 ans, est élève en 9è année à l’école de la Base. Il en était à sa troisième participation au e-festival. “Je suis très fier du e-festival qui m’a permis d’année en année d’améliorer mes connaissances sur l’outil informatique. Auparavant je pensais que l’ordinateur était reversé seulement aux personnalités. Maintenant je comprends que tout le monde peut travailler avec l’ordinateur”, indique Maïga, très satisfait des modules de formation et des formateurs du e-festival.
“Je suis dans une école où il y a très peu d’ordinateurs pour les élèves. Le e-festival m’a permis aussi de me concentrer sur ces outils de travail que sont l’ordinateur et l’Internet. J’ai aussi appris les notions de périphérie d’entrée et de sorties, les abus de l’Internet”, remarque Ousmane Issoufi Maïga.
Mariam Kanté élève en 9è année à l’école Les Cendrillons de Faladié a participé à la 4è édition du e-festival. “J’en suis à ma première participation. J’ai découvert l’Internet et ses services, comment faire des recherches à partir des moteurs de recherches. Le e-festival m’a permis surtout d’améliorer mes connaissances en informatique. J’ai beaucoup apprécié les modules de formation. Je veux que pour la prochaine édition, les organisateurs me permettent d’approfondir mes connaissances”, souhaite Mlle Kanté qui ajoute : “je souhaite aussi que les organisateurs étendent prochainement les modules de formation et qu’ils permettent aux participants d’étudier à fond les modules”.
Ramata Ibrahim, 16 ans, élève en 12è SB au lycée de Kidal, est la lauréate des filles à la formation des lycéennes de l’intérieur. “J’en suis à ma deuxième participation au e-festival. C’est un événement unique pour les jeunes. J’ai amélioré mes connaissances sur l’utilisation de Windows, Excel et d’autres logiciels externes”, nous confie Ramata qui souhaite pour l’édition prochaine que les formations soient étendues à la création et à la gestion des logiciels. “Je pense que e-festival a permis à nous les élèves des régions de découvrir davantage les avantages de l’ordinateur et de l’Internet. Pour ma part, depuis ma première participation, j’ai fait de l’Internet un outil de travail qui m’a permis d’acquérir de nouvelles connaissances et d’être en contact avec le monde. Ramata s’intéresse beaucoup à l’informatique et souhaite que le festival soit décentralisé au niveau régional.
Losseni Mohamed, élève en 11è année, était venu de Ségou. “J’ai beaucoup appris durant les journées du e-festival. Elles m’ont permis de connaître l’ordinateur, mais également d’échanger mes connaissances en informatique avec d’autres camarades. Les formateurs nous ont beaucoup aidé à comprendre l’ordinateur”, constate Mohamed qui souhaite que le e-festival soit pérennisé. J’ai beaucoup admiré les modules de formation tels que Windows, Excel et autres. “Nos formateurs étaient à la hauteur”, confie Mohamed en demandant au ministère de la Communication et des Nouvelles Technologies et l’Agetic que, pour les prochaines éditions, une large place soit réservée aux travaux dirigés dans les modules de formation.

Be COULIBALY

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Recyclage du matériel informatique : LA SECONDE VIE DES MACHINES

Au lieu de jeter votre vieux PC au rebut, vous pouvez le réutiliser à d’autres fins en remplaçant simplement certains de ses composants

Depuis quelques années, vous gardez votre ancien matériel informatique, défectueux. Vous avez acheté un nouvel ordinateur. La vieille machine continue d’encombrer votre maison. Que faire de cet ancien PC trop obsolète pour être donné ou vendu, ou simplement hors d’usage ? Se débarrasser de lui de manière écologique relève du casse-tête.
Votre imprimante multifonctions vient aussi de tomber en panne ! Panne qui vous coûtera plus cher à réparer que l’achat d’un modèle neuf… Tous ces appareils vont finir à la décharge.
Le matériel informatique est devenu un produit de consommation comme un autre, mais cela ne va pas sans conséquences pour l’environnement. Voilà qui justifie le bien-fondé du reconditionnement ou du recyclage du matériel informatique. Au delà qu’il contribue à protéger notre environnement, le recyclage est aussi un moyen pour faciliter l’accès de nos populations aux matériels informatiques à moindre coût.
Le recyclage ou encore le réemploi désignent des interventions qui conduisent à la réutilisation totale ou partielle des constituants des appareils. Ce travail procède généralement au renouvellement des composants permettant la modification des performances de l’appareil. Le réemploi désigne davantage une opération de remise en état sans modification des performances.
Dans notre pays, le recyclage du matériel informatique connaît de plus en plus un intérêt auprès des jeunes. Mieux, les informaticiens ont investi le domaine et beaucoup d’entre eux tirent bien leur épingle du jeu au grand bonheur des consommateurs.

Donner une autre vie à la machine. S. Diallo est un jeune ingénieur informaticien et revendeur d’ordinateurs de seconde main. En plus, il fait le recyclage des ordinateurs. “Ce sont deux activités difficilement dissociables. Car il y a toujours quelque chose à ajouter ou à réparer dans un ordinateur de seconde main”, explique notre interlocuteur. “Le recyclage nous permet d’ajouter notre touche à un appareil pour lui permettre de répondre aux exigences de nos clients”, indique-t-il. Le réemploi d’un ordinateur concerne tous ses éléments essentiels. Il s’agit notamment du disque dur, du clavier, du moniteur, de la souris, des touches, du scanner, du lecteur CD, DVD, du fichier, du logiciel, bref tout ce qui est changeable pour rendre la machine opérationnelle et efficace, explique Diallo. “Nous changeons tous les éléments usés qui sont remplaçables afin de donner une autre vie à la machine”, souligne notre interlocuteur pour qui le recyclage du matériel informatique est moyen efficace de contribuer à l’accès de nos populations à l’outil informatique et de réduire la facture numérique entre les pays du Nord et ceux du Sud. “Les matériels informatiques usés constituent des déchets et peuvent engendrer des problèmes environnementaux à cause de leur forte contenance en produits chimiques. Le recyclage est un moyen pour atténuer les risques environnementaux liés à ces produits”, soutient notre interlocuteur.
Adama Camara est un autre jeune informaticien diplômé d’une grande école de la place. Il fait le recyclage du matériel informatique depuis quatre ans. Pour lui, le recyclage permet de récupérer et de remettre à neuf du matériel informatique. “C’est un travail très utile qui consiste à revaloriser le matériel et à lutter contre le gaspillage. “Un ordinateur ne vieillit. Car chaque fois que vous remplacer les éléments usés par du neuf votre appareil reprend vie”, explique Camara pour qui le réemploi du matériel informatique est aussi une action qui s’inscrit dans une démarche de développement durable et de ce fait il doit être encouragé par les pouvoirs publics.
Notre interlocuteur entend mettre en place une structure spécialisée dans la collecte, le recyclage et le réemploi de déchets d’équipements informatiques, électriques et électroniques. “Nos actions serons dirigées vers du matériel informatique pour équiper des écoles, des hôpitaux, des stations de radio, des centres culturels”, indique Adama Camara.
Salif Diarra est spécialisé dans le recyclage du matériel PC à partir du pentium 3 en état de marche, des écrans 17, des imprimantes et les lasers. “C’est un métier qui nécessite une connaissante approfondie de l’outil informatique. Le recyclage ne s’apprend pas sur le tas car souvent il faut entièrement reprendre le système de certains appareils”, explique Diarra.
Quant à M.Traoré, il dirige un GIE spécialisé dans la vente du matériel de seconde main, des accessoires neufs. Son GIE fait du service après vente, de la maintenance et de la location de matériel informatique. “Nous sommes cinq personnes, tous des jeunes diplômés. Nous faisons le recyclage de matériels informatiques depuis deux ans”, explique notre interlocuteur qui ajoute : “c’est un travail assez difficile même pour les connaisseurs des machines. Nous faisons la formation continue pour s’adapter à l’évolution des appareils et répondre aux exigences des clients”.
Le matériel recyclé se vend bon marché et les clients ne sont pas que des particuliers. Les prix varient entre 35.000 Fcfa et 100.000 Fcfa pour un ordinateur. “Il y en a pour toutes les bourses et cela dépend de la nature de la réparation et de l’état de la machine”, révèle Traoré. “Un ordinateur recyclé peut avoir la même capacité et le même rendement qu’un ordinateur neuf. Car ce qui est important chez une machine est le résultat que l’on veut obtenir d’un travail”, ajoute-t-il. Le GIE de Traoré vend chaque année plusieurs dizaines d’ordinateurs. “C’est une approche très importante pour les populations des pays pauvres qui ont difficilement accès au matériel informatique neuf”, estime-t-il.
A. T. travaille, lui, dans une société spécialisée dans la vente du matériel informatique neuf. Pour lui, le recyclage peut être une approche efficace dans la réduction de la facture numérique entre le Nord et le Sud. “C’est une bonne chose cependant il faut faire attention pour ne pas être en déphasage avec l’évolution de la technologie”, soutient notre interlocuteur. Il ajoute : “nous devons avoir des professionnels qualifiés pour faire le travail afin d’éviter que notre pays soit une poubelle pour les déchets informatiques de tout bord”, prévient-il.
Be COULIBALY

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Sécurité des réseaux informatiques : PAS DE RISQUE ZÉRO

Se connecter à Internet n’est pas sans danger. Et les machines connectées en réseau sont encore plus exposées si le niveau de sécurité n’est pas élevé

Depuis quelque temps, la communauté des internautes est agitée par la nouvelle d’attaques pirates contre les réseaux informatiques censés être les mieux sécurisés du monde. Des réseaux officiels hautement sécurisés en Allemagne, en Grande Bretagne, aux États-Unis, en France ont reçu la visite de hackers (pirates informatiques). En Grande Bretagne, ont été ciblés pas moins de dix ministères dont les départements de l’Intérieur et du Foreign Office (les Affaires étrangères).
Des informations attribuent ces attaques hardies à des pirates chinois. D’après les experts informatiques, ces attaques sont destinées à picorer des informations dans un dispositif informatique. Les hackers procèdent à l’envoi de spams, de virus, ou d’un “cheval de Troie” (Trojan Horse en anglais). Ils arrivent ainsi à effectuer des opérations de renseignement en pénétrant des sites ultra sécurisés comme le Pentagone, la Chancellerie allemande ou l’Agence de Défense japonaise. “Le virus arrive dans votre machine sous forme de programme. Dès fois, il change même la configuration de votre bureau. Il recueille des informations disponibles sur vos disques et repart”, explique Tahirou Yattara, de Général computech, une société spécialisée dans la sécurité des réseaux informatiques.

Vols dessins de modèles. Les spécialistes du cyber-renseignement ne se limitent pas à rechercher des informations politiques et militaires. Ils piochent également des renseignements économiques. C’est ainsi que des intrusions ont été signalées chez de grands noms de la haute couture italienne et française pour voler des esquisses et dessins de modèles.
Les hackers ne font pas que faire intrusion dans les réseaux informatiques. Ils effectuent des attaques nuisibles en immobilisant les sites Web officiels des pays ou de grandes sociétés commerciales. L’immobilisation de sites s’effectue avec des virus ou des bombardements de spams.
Du point de vue des théoriciens du cyber-espace, tout cela fait partie de la nouvelle guerre de l’information qui accompagnera tout nouveau conflit. D’où le troisième avantage de ces opérations : lancer des offensives pour étudier les failles du dispositif adverse (firewalls et autres systèmes), les capacités de riposte, voire la contre-attaque. Les dispositifs de cyber-guerre indiens, coréens et taiwanais n’hésitent pas à s’en prendre à la Grande muraille virtuelle élevée par Pékin.
Notre pays n’est pas à l’abri de ce genre d’attaques. Notre administration sera d’autant plus ouverte aux quatre vents de la Toile mondiale qu’elle envisage de se mettre en ligne grâce au projet d’Intranet, ce réseau géant qui reliera les différents départements ministériels, facilitant ainsi les échanges de documents et d’informations. Les données et les informations circuleront entre les différentes services de l’administration à la vitesse grand V. En même temps, ces données, si elles ne sont pas sécurisées, seront accessibles de n’importe quel point de la planète. Il suffit qu’une des machines du réseau soit mal protégée pour qu’un internaute malintentionné arrive à piocher les informations confidentielles.
L’Agence des technologies de l’information et de la communication (Agetic) qui est la structure de mise d’oeuvre du projet d’Intranet de l’administration, est consciente du danger. L’objectif de la sécurité des systèmes informatiques est de prendre des mesures pour limiter ces menaces et réduire le risque à un niveau acceptable. La sécurité des systèmes informatiques est donc la protection de l’information, des systèmes et des services contre les désastres, les erreurs, les attaques et les manipulations afin que les impacts soient minimisés.
Selon le directeur adjoint de l’Agetic, Mohamed Boncana, la sécurité de l’intranet de l’administration se fera à plusieurs niveaux. Il s’agit de la sécurité des installations, la sécurité énergétique et enfin la sécurité des logiciels.
En ce qui concerne la sécurité des installations, l’Agetic entend le faire en collaboration avec les services concernés par le projet à travers la protection des serveurs, des antennes et de tous les autres installations indispensables au bon fonctionnement du réseau, assure Mohamed Boncana.
Pour la sécurité énergétique, l’Agetic entend mettre en place un système d’ondulation qui permettra non seulement de sauvegarder les informations, mais également aux travailleurs de continuer les opérations sur le réseau pendant plusieurs heures.
S’agissant enfin de la sécurité des logiciels, l’Agetic entent mettre en place une politique de sécurité à partir de normes standards tels que les codes et autres moyens techniques.

On laisse les fenêtres ouvertes. Selon Tahirou Yattara, assurer la sécurité d’un réseau informatique demande que l’ensemble des postes connectés soient suffisamment protégés. “Le ver peut exister dans le réseau. Il se promène à la recherche d’une faille. Il suffit qu’un poste soit mal sécurisé pour que le ver trouve une porte d’entrée. Souvent on ferme les portes, mais on laisse les fenêtres ouvertes. Le réseau peut être infesté par des supports mobiles comme les clés USB, les disques, etc.”, explique le spécialiste qui conseille qu’en ce qui concerne la protection logicielle, il est préférable de posséder la version serveur des logiciels de protection. “Quand vous êtes bien protégés, votre programme identifie le virus et le met en quarantaine”, assure-t-il en précisant que les programmes de protection sont en perpétuelle évolution. Le spécialiste déplore le fait que la plupart des usagers ne mettent pas à jour leur antivirus. Et pire, ils ne font pas le paramétrage des logiciels. “Figurez-vous qu’on peut empêcher l’accès à des sites pornographiques par exemple rien qu’en paramétrant les antivirus”, révèle-t-il.
Tahirou Yattara de Général computech estime que pour la sécurité de l’intranet de l’administration, il faut à la fois des équipements et des logiciels de sécurité. “Il faut des équipements permettant de sécuriser les données que les services échangeront. Chaque fois qu’il y a interconnexion, il faut des équipements pour sécuriser les échanges. Sans compter les solutions logicielles qui permettent de limiter l’accès de certaines données”, préconise-t-il.
La solution GC-Système d’interconnexion sécurisé intègre un ensemble de modules logiciels comme le contrôle d’accès, le filtrage, l’authentification, le chiffrement, la haute disponibilité, la gestion de la politique de sécurité, la supervision du réseau, la détection d’intrusion. Les attaques contre les réseaux ultra-sécurisés montrent que le risque zéro n’existe pas, dès que vous êtes connecté à Internet. Mais quand on possède des équipements et des logiciels performants, on se met à l’abri de bien des risques.
B. TOURÉ
Be COULIBALY

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Matériel de seconde main : L’INFORMATIQUE À PORTÉE DE MAIN

Il y en a pour toutes les bourses. Et les acheteurs ne sont pas que des particuliers

La fracture numérique entre les pays du Nord et ceux du Sud est une réalité. Beaucoup d’experts soutiennent que la solution à cette situation passe nécessairement par un accès plus accru des populations du Sud à l’outil informatique. C’est dans cette logique que des institutions de bienfaisance et des Ong ont entrepris de faire des dons de matériels informatiques de seconde main en provenance d’Occident.
Certains opérateurs économiques ont flairé le bon coup en exploitant le créneau. Ils mettent à la disposition des consommateurs du matériel de seconde main dont les prix sont abordables. Beaucoup se sont ainsi lancés dans l’importation de ces matériels. Et le commerce est aujourd’hui florissant.
Mardi 23 juillet. Nous sommes devant le kiosque de D. Diarra, un jeune revendeur d’ordinateurs au marché Dabanani. Il propose des ordinateurs de toutes dimensions et de toutes marques. Il y a aussi des claviers, des onduleurs, des souris, des consommables informatiques.
Quelques instants après notre arrivée, deux jeunes hommes se présentent sur une moto devant le kiosque de D. Diarra. “Nous avons besoin de 7 ordinateurs écran 14″, s’adresse l’un des deux jeunes à D. Diarra. Après un marchandage, les hommes repartent en promettant de revenir avec de l’argent pour acheter les machines.
D. Diarra vend du matériel informatique depuis quatre ans. “C’est un secteur qui rapporte. J’arrive à me tirer d’affaire”, nous confie-t-il en révélant qu’il se ravitaille auprès des grossistes qui, à leur tour, importent le matériel principalement de France et des États-Unis. “Les grossistes importent le matériel par conteneurs entiers. J’achète les machines en bon état pour les revendre ensuite”, explique notre interlocuteur qui cède un ordinateur entre 100.000 et 75.000 Fcfa en fonction de sa capacité et de son état. “C’est un prix abordable pour le Malien moyen. Mais mes bénéfices ont diminué par rapport à il y a quelques années”, révèle Diarra, indiquant qu’il vendait un ordinateur jusqu’à un million de Fcfa.
Les clients de Diarra ne sont pas que les particuliers. Des structures et autres organisations s’approvisionnent aussi chez lui. “Le matériel informatique neuf coûte cher. C’est pourquoi les gens préfèrent acheter les articles de seconde main qui sont à leur portée”, explique Diarra.
M. C. est un autre revendeur que nous avons rencontré dans une des rues du quartier de Bamako Coura. Avec son kiosque bourré d’ordinateurs et des consommables informatiques, le jeune homme ne cache pas sa satisfaction pour son métier. “Le matériel de seconde main marche bien. Car très peu de gens ont les moyens de s’acheter du matériel informatique neuf”, analyse-t-il.
L’agence OCBM est une entreprise spécialisée dans l’importation et la vente de matériel de seconde main. Cette société qui existe dans notre pays depuis 2003 est aujourd’hui bien connue sur le marché national. En plus de la vente de matériel informatique, l’OCMB offre à ses clients un service pour la maintenance, l’installation, etc. “Nous importons nos produits d’Europe notamment de France. C’est du matériel qui se vend bien”, se réjouit le chef de l’agence, Mme Dicko Badiallo Diakité. L’OCBM vend des centaines ordinateurs par an à des particuliers mais aussi à des structures de tous ordres.
À OCBM, un ordinateur (écran, unité centrale, clavier et souris) est cédé entre 99.000 et 169.000 Fcfa. “Nous pensons que la meilleure façon de développer la culture informatique dans nos pays est de permettre aux populations d’accéder aux outils informatiques. C’est une approche à laquelle nous adhérons”, a souligné Mme Dicko.
Pour cette entrepreneur avertie, il n’y a pas de vieil d’ordinateur. “Un ordinateur ne vieillit pas. Car il suffit de changer les éléments obsolètes pour qu’il devienne neuf”, soutient notre interlocutrice.
Mme Dicko Badiallo Diakité pointe du doigt la contrainte relative à la lenteur dans le processus d’obtention du certificat de visite qui permet aux importateurs de sortir le matériel de la douane. “C’est un problème qui fait des charges supplémentaires à cause des pénalités de délai”, explique-t-elle.
“Je suis informaticien de formation. Depuis un certain temps j’achète le matériel de seconde main pour mes clients. Ce sont de bons appareils. Je n’ai eu aucune plainte de mes clients jusqu’ici”, nous a confié un informaticien rencontré dans les locaux de OCBM. Pour lui, le matériel de seconde main est le chemin court pour faciliter l’accès de nos populations à l’outil informatique. “La technologie de l’information évolue rapidement et elle est trop gourmande en terme de ressources humaines, matérielles et financières. Il est difficile pour nos pays qui ont de très faibles ressources de suivre cette évolution. Nous devons explorer d’autres approches comme par exemple l’importation de matériel de seconde main qui permet à nos populations de s’approprier des TIC à moindre coût”, indique le spécialiste.

Le téléphone portable aussi. Le matériel de seconde main ne concerne pas que les ordinateurs et leurs accessoires, le téléphone portable fait aussi partie. Il suffit de faire un tour devant le siège de Malitel pour se rendre compte que ce commerce est florissant. Téléphones de seconde main, batteries d’occasion, chargeurs… tout est à moindre coût. Adama Traoré, un jeune revendeur de téléphone portable de seconde main que nous avons trouvé sur place, cherchant des clients. “Ce sont des appareils bon marché qui sont accessibles à tous. Il y en a pour tous les prix”, assure Adama. Les prix de ses produits varient de 15.000 Fcfa à 100.000 Fcfa, selon l’état et la marque de l’appareil.
Abdoulaye Maïga de Tata Groupe informatique, une entreprise spécialisée dans l’importation des appareils informatiques neufs, voit d’un bon oeil l’importation du matériel de seconde main. “C’est une très bonne chose. Mais l’informatique évolue très vite. Nous devons faire attention pour ne pas se laisser distancer par l’évolution technologique”, prévient notre interlocuteur.
À la direction générale de douane, on indique que la part du matériel informatique de seconde main est très faible dans les recettes douanières. “C’est du vieux matériel qui compte très peu pour la douane”, nous confie un responsable ayant gardé l’anonymat.
Be COULIBALY

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Internet : LES BONNES ET LES MAUVAISES RENCONTRES

Sur la Toile mondiale, de nombreux sites offrent la possibilité aux internautes d’élargir leur cercle de connaissances. Mais toutes les offres de relation ne sont pas bonnes à prendre

Chat.com, drague.com, rencontre.com, ou encore amour.fr, amitié.fr… les sites de rencontres foisonnent sur Internet. Certains internautes les connaissent sur le bout des doigts. Ces portails destinés à faciliter les rencontres pouvant déboucher sur des relations d’amitié voire d’amour, offrent aux internautes la possibilité d’échanger des messages courts de façon instantanée. En plus du texte, la plupart des sites donnent la possibilité de voir le visage de l’interlocuteur si vous êtes tous les deux équipés de webcams. C’est ce qu’on appelle dans le jargon de la Toile mondiale le «chat». Même les grands portails Internet comme Yahoo et Google sont entrés dans la danse des services de rencontre.
Le mot «chat», prononcé «tchat», est dérivé du verbe anglais “to chat” (bavarder). Le verbe “chatter” ou aller chatter sont utilisés en français pour désigner la communication textuelle en direct par Internet. Il s’agit de la messagerie instantanée ou d’une application qui permet à différents internautes de dialoguer en direct, dans un interface qui peut être un logiciel ou une page web sur laquelle défilent des messages qui s’affichent en temps réel et auxquels un ou plusieurs utilisateurs peuvent répondre. Les sites de «chat» proposent aux internautes d’élargir leur réseau de connaissances afin de faire des rencontres amicales. Ils permettent aussi à des “clients” inscrits de sélectionner des personnes inscrites par critères (situation familiale, photos, région, ou centres d’intérêt, etc.) parmi les profils disponibles dans la base, et ainsi de discuter directement entre personnes “compatibles”.

Phénomène de société. Grâce au «chat», Internet est devenu le moyen le plus simple, le plus économique, et le plus “moderne” pour rencontrer directement “la bonne personne”. L’objectif des créateurs des sites de «chat» est de permettre aux internautes de se divertir en discutant, de faire de nouvelles connaissances, de sortir avec de nouveaux amis, ou encore de trouver l’âme soeur.
Le «chat» est devenu un véritable phénomène de société dans notre pays aujourd’hui. L’accès de plus en plus facile à Internet a permis de développer le phénomène et de créer une catégorie d’accrocs qui ne conçoivent plus de rencontres qu’à travers le «chat». Pour s’en convaincre, faites un tour dans les cybercafé de la capitale. Les «chateurs» qui se recrutent essentiellement parmi les jeunes, colonisent les cybercafés surtout la nuit.
Dimanche 29 juillet. Il est 22 heures. Nous sommes dans une des grandes cybercafé de la capitale située à Niamakoro. Après une journée pluvieuse, une grande fraîcheur régnait sur la ville. Les rues étaient presque désertes. La plupart des Bamakois s’étaient terrés chez eux pour échapper au froid. Mais ce temps à ne pas mettre le nez dehors n’empêche pas certains «chateurs» d’aller s’adonner à leur distraction favorite. Ils étaient effet si nombreux dans le cybercafé qu’il y avait une file d’attente pour la vingtaine d’ordinateurs connectés à la Toile mondiale.
Parmi les clients présents dans le cybercafé, il y avait une majorité de jeunes filles. Et la plupart d’entre elles étaient connectées à des sites de «chat». Elles se montrent très peu loquaces pour parler de leur penchant pour ces échanges de messages. Notre insistance est néanmoins parvenue à bout de la réticence de quelques-uns unes qui ont tenu à s’exprimer sous le couvert de l’anonymat. C’est le cas d’une étudiante. “Je viens pour me distraire grâce au «chat». Je me fais des amis et c’est vraiment un espace de divertissement pour moi”, confie-t-elle.
Si pour l’étudiante, le «chat» n’est qu’un moyen de divertissement, pour cette autre jeune fille, c’est le chemin qui mène à des relations amicales et même amoureuses. “Je viens chatter pour avoir un ami. Et pourquoi pas un copain fidèle avec qui je pourrais faire des sorties”, avoue-t-elle en ajoutant qu’elle a une amie qui, à travers le «chat», a eu un copain”. Elle rêve évidemment de faire comme sa copine.
Comme nos deux interlocutrices, de nombreuses jeunes filles de la capitale ont fait du «chat» un dada. “C’est un phénomène très fréquent dans les cybercafé”, confirme Adama Berthé, gérant du cybercafé “La Détente” qui s’est, lui aussi, fait un ami grâce au «chat». “J’ai personnellement rencontré depuis un certain temps une personne qui est devenue par la suite mon ami. On se donne des conseils et on est devenu comme des frères”, témoigne Berthé.

De nombreuses victimes. Cet engouement pour l’échange instantané de messages est une aubaine pour les petits malins. Ces escrocs ne se privent pas de l’exploiter à fond. Ils font de nombreuses victimes parmi les personnes qui viennent sur Internet pour élargir leur cercle de connaissances. “Personne n’est à l’abri des pièges des escrocs», constate Adama Berthé qui précise que les jeunes filles sont plus nombreuses à tomber dans le panneau des cyber-malfaiteurs. «Les filles constituent le gros des victimes car elles sont beaucoup plus naïves à cause souvent de leur jeune âge. Les escrocs ont l’art d’appâter leurs victimes. J’ai plusieurs fois sauvé des clients qui ont failli se faire avoir”, révèle le gérant.
A.D. est une jeune fille issue d’une famille aisée. Rencontrée dans un cybercafé, elle a accepté de nous raconter sa mésaventure sur le «chat». Cette élève a fait la rencontre d’un jeune homme. L’escroc s’est fait passer pour le fils d’un prince d’un pays ami de notre pays. “Il m’a dit qu’il veut me faire venir dans son pays pour m’épouser. Il m’a dit aussi qu’il aimait bien le Mali à travers les bonnes relations avec son pays”, confie A.D. qui s’est laissée bernée par le discours mielleux de son interlocuteur. Quand il jugea que la jeune fille s’était suffisamment attachée à leur relation, un jour, il lui demanda de lui envoyer par la Poste sa photo et une somme de 30.000 Fcfa par une agence de transfert d’argent bien connue de la place. “Quand il m’a parlée d’argent, j’ai hésité. Surtout qu’il se disait prince. Ayant compris que la demande m’avait fait tiquer, il m’a assurée qu’il est en mésentente avec sa mère qui l’a privé momentanément des biens de la famille”. A.D. regrette amèrement d’avoir envoyé sa photo et la somme 30.000 Fcfa. Depuis, l’escroc a rompu le contact. “J’arrivais à le joindre grâce au contact téléphonique qu’il m’avait donné. Mais depuis qu’il m’a confirmé avoir reçu l’argent, il n’a plus donné signe de vie”, raconte A.D. visiblement encore sous le choc de sa mésaventure.
Adama, un menuisier âgé de la trentaine, s’est vu lui aussi soutirer la somme de 30.000 Fcfa par un escroc qui jurait par Dieu qu’il allait l’envoyer aux États Unis pour s’occuper de son magasin de friperie. Lorsque nous l’avons rencontré il nous a expliqué que l’escroc avait sorti le grand art pour le mettre en confiance.
Pour Ousmane Bamba, juriste et expert des technologies de l’information et de la communication (TIC), «le chat» n’est pas une technologie mauvaise en soi. Car elle permet à travers des sites et logiciels appropriés de faire des conférences avec plusieurs personnes ou une communication qui aurait coûté cher par téléphone. Le «chat» permet aussi à des personnes d’un même secteur d’activité de se rencontrer et d’échanger en temps réel. Notre expert distingue deux sortes de sites pour le «chat». Les sites personnalisés qui sont les plus sûrs et les sites publics où sont tapis les escrocs en tout genre. En l’absence d’une législation et d’autres mesures de protection, notre interlocuteur conseille aux internautes d’être vigilants et surtout d’éviter d’être naïfs.
Be COULIBALY

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Téléphone portable : LA VIE PRIVÉE À RUDE ÉPREUVE

Grâce aux possibilités technologiques offertes par certains de ces appareils, des sons et des images portant atteinte à l’intimité des individus, font le tour du pays

Les technologies de l’information et de la communication offrent beaucoup de commodités dans le travail. Parmi les nombreux autres avantages des TIC ont peut citer entre autres la mise à la disposition des usagers des sources d’information, l’accès rapide à l’information, la correspondance rapide, etc.
Mais les technologies de l’information et de la communication (TIC) n’ont pas que des avantages. Elles peuvent faciliter la tâche à des personnes mal intentionnées pour porter atteinte aux moeurs par exemple. De nos jours, le bluetooth, l’application permettant de connecter les appareils téléphoniques portables sans fil, est devenu un véritable problème de société. Créé par le fabricant suédois Ericsson en 1994, cette technologie dont le nom est inspiré de celui d’Harald «à la dent bleue», un roi danois, équipe de nombreux téléphones portables haut de gamme. Elle permet de transférer d’un appareil à un autre des fichiers son et image. Dans notre pays, l’avènement du bluetooth a été un véritable phénomène de mode. Quasiment tous les jeunes rêvent de posséder un téléphone portable équipé de la technologie permettant d’envoyer et de recevoir des image et du son.
Cette prouesse technologique est utilisée par les jeunes à des fins de divertissement pour le transfert de musiques et de vidéos qu’ils écoutent ou qu’ils regardent sur leurs téléphones portables. Mais en plus de cet usage ludique, le bluetooth est utilisé pour des pratiques condamnables. Des honnêtes gens se trouvent vilipendés à travers des fichiers son ou images qui circulent en ville, grâce à la facilité de transfert qu’offre le bluetooth et l’infrarouge, une autre technologie de connexion moins répandue.

Attentat à la pudeur. Les exemples d’atteinte à la vie privée foisonnent actuellement et circulent entre les téléphones portables des jeunes. Une émission de la Chaîne II de l’ORTM sert d’un instrument de règlement de compte. Tout est parti de l’appel d’une jeune fille au cours d’une émission pour donner son opinion sur les relations entre jeunes filles jeunes garçons.
Des personnes lui sont tombées dessus à bras raccourcis dans des enregistrements que tout détenteur de téléphones portables équipés de moyens de connexion peut se procurer. La jeune fille n’a eu le tort que de dire que “la société est un problème de classes et qu’un garçon pauvre ne peut prétendre à une jeune fille qui porte des robes de 40.000 Fcfa”. Ceux qui ne partagent pas son point de vue ont fabriqué un enregistrement pour l’insulter copieusement.
Cette auditrice de la Chaîne II peut s’estimer heureuses puisque son anonymat n’est pas violé. Ce qui n’est pas le cas d’une candidate à la Miss ORTM de Ségou. La pauvre s’est fait filmée nue dans sa chambre par une copine et les images ont fait le tour des portables du pays. La même mésaventure est arrivée à une autre jeune fille de la capitale qui a été filmée nue aussi par son copain. Les images ont été rendues publiques quand le garçon a apporté son téléphone portable à la réparation. Outrée de voir son intimité faire le tour de la ville dans une vidéo, la jeune fille a porté plainte contre son copain qui a été jugé coupable d’attentat à la pudeur par la justice.
Avec les facilités de photographie et d’enregistrement vidéo et son qu’offrent les téléphones portables, personne n’est aujourd’hui à l’abri d’une mésaventure de ce genre. Le téléphone portable tend de plus en plus à devenir un instrument de perversion. La dérive doit être stoppée. Tous les spécialistes en conviennent et reconnaissent que les abus dans l’utilisation des technologies de l’information et de la communication (TIC) prennent de l’ampleur à la faveur de l’absence de réglementation en la matière.
Selon Mamadou Iam Diallo, conseiller technique au ministère de la Communication et des Nouvelles Technologies, de nos jours, il n’y a aucun texte dans notre pays qui interdit de pratiques néfastes et les abus qui sont contraires à la protection des libertés individuelles. “C’est une atteinte aux libertés individuelles et un délit informatique qui doit être réprimée par la loi”, souligne notre interlocuteur qui ajoute que notre pays, à travers le Comité de régulation des télécommunications (CRT), est à pied d’oeuvre pour créer un environnement juridique propice à l’évolution des technologies de l’information et de la communication (TIC) et la protection des libertés individuelles en informatique.

Bases de données fiables. Face à l’urgence de la situation, Assana Diawara, conseiller technique au ministère de la Communication et des Nouvelles Technologies, préconise deux options pour minimiser le phénomène en attendant l’élaboration d’une loi. La première est que les opérateurs de télécommunication mettent en place des techniques de filtrage qui permettront de contrôler le flux des données. La deuxième option préconisée par notre interlocuteur est la mise en place d’une commission d’alerte qui sera chargée de veiller et de prévenir les abus de l’informatique. “L’élaboration d’une loi est une procédure longue. Il faut en attendant mettre en place des garde-fous pour minimiser les abus”, conseille Assana Diawara.
Pour Ousmane Bamba, juriste et expert des technologies de l’information et de la communication (TIC), le filtrage n’est pas une méthode efficace car a priori il est difficile de savoir le contenu d’une donnée non diffusé. Notre interlocuteur soutient cependant l’idée de la mise en place d’un pool pluridisciplinaire qui sera chargé de plancher sur les problèmes de fraude, les abus et atteinte à la vie privée en matière d’informatique.
Une autre solution proposée par notre interlocuteur est que les opérateurs téléphoniques et les providers disposent de bases de données fiables sur leurs clients. “Pour cela, il faut qu’on cesse d’acheter les puces n’importe comment et que les puces soient individualisées pour faciliter les besoins d’enquêtes”, préconise l’expert qui conseille aussi la sensibilisation et l’information des usagers sur le danger des technologies de l’information et de la communication (TIC).
Be COULIBALY
B. TOURÉ

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Les TIC et l’école : FAUT-IL DONNER LA PRIORITÉ AU CONTENU ?

L’introduction des technologies de l’information et de la communication dans l’enseignement en Afrique, fait l’objet d’un débat entre les experts

Avec 10 % de la population du globe, l’Afrique subsaharienne ne dispose que de 0,1 % des connexions mondiales à l’Internet, selon le Rapport annuel du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud). Rien d’étonnant, car le téléphone et l’ordinateur restent encore un luxe pour des millions d’Africains. Seulement 0,4 % de la population africaine utilise l’Internet. Et pour cause : l’installation du téléphone reste encore cher. Selon l’Union internationale des télécommunications, la connexion téléphonique de 5 % d’Africains nécessiterait un investissement de 50 milliards de dollars soit environ 24.000 milliards de Fcfa. Or, selon la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique (CEA), ce montant dépasse largement les capacités de financement du secteur public, selon l’institution onusienne. Par ailleurs le micro-ordinateur reste encore hors de portée de nombre d’Africains.

L’inclusion numérique. Dans ce contexte général, l’introduction des nouvelles technologies de l’information et de la communication dans les écoles africaines est-elle techniquement possible ? La plupart des experts répondent par l’affirmative. Et la réalisation de certains projets vient appuyer cette position. L’Université virtuelle africaine fonctionne depuis quelques années avec succès dans notre pays notamment. Il en est de même du programme de recherche dans le domaine des TIC pour l’éducation concocté par School Net Africa. Cette ONG panafricaine indépendante a pour principal objectif la promotion dans les écoles de l’enseignement utilisant les TIC, en partenariat avec un réseau de praticiens fonctionnant dans plus de 30 pays d’Afrique. Le projet baptisé «Un million d’ordinateurs pour les écoles africaines : appel aux partenaires» participe de la même philosophie. Il vise à accroître l’accès aux TIC de millions d’étudiants africains.
Comme la Banque mondiale, School Net Africa milite en faveur de l’accélération de ce qu’il est désormais convenu d’appeler l’inclusion numérique dans les systèmes éducatifs en Afrique. De même le projet e-school du Nepad permettra la connexion de 600.000 écoles à Internet. Ces institutions et projets encouragent la multiplication des actions d’appui au raccordement des écoles à Internet.
Mais cette position est ouvertement critiquée par Lalla Ben Barka. «Au Mali dans l’éducation, nous avons reçu de nombreuses offres de donateurs, qui nous parlaient de classes du primaire équipées d’ordinateurs. Nous leur avons dit : “Nous savons que les avantages potentiels seraient énormes, mais il faut d’abord que nous y soyons préparés”, a indiqué la secrétaire exécutive adjointe de la CEA.

Priorité au contenu. Pour notre compatriote, un certain nombre de dispositions devraient être prises avant de procéder à l’introduction des TIC dans les écoles. En premier lieu, la définition d’un contenu africain sur Internet. «Nous avons commis des erreurs en acceptant des informations et des connaissances de l’extérieur que nous n’avions pas assimilées. Nous devons produire nos propres connaissances», soutient-elle. Avant d’ajouter : «Si nous n’avons pas notre propre vision d’avenir et nos propres sites, nous resterons de pauvres consommateurs, submergés par des informations mal digérées, venant de l’extérieur.»

En clair, il faut accorder la priorité au contenu de l’enseignement, aux connaissances transmises aux élèves africains à travers les TIC. Selon une enquête l’Afrique ne produit que 0,4 % de l’Information contenue sur Internet et si on excluait l’Afrique du Sud, l’Afrique ne générerait que 0,02 % du contenu mondial de l’Internet.

Be COULIBALY

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Fournisseurs d’accès à Internet : CES INTERMÉDIAIRES QUI VOUS OUVRENT LA VOIE

Ils sont de plus en plus nombreux à offrir ce service, malgré les difficultés à le rentabiliser

À moins d’avoir une ligne spécialisée (autre que la ligne téléphonique), vous ne pouvez pas vous connecter directement à Internet par votre ligne de téléphone. Pour ce faire, vous avez recours aux fournisseurs d’accès à Internet (FAI). On les appelle aussi les provider, mot provenant de l’appellation anglaise “Internet Service Provider” (ISP). Ils offrent un service payant qui vous permet de vous connecter à Internet.
Le fournisseur d’accès à Internet est un intermédiaire qui utilise des lignes spécialisées pour accéder à la toile mondiale. Un numéro est attribué au client. En composant ce numéro, il peut se connecter à Internet par la biais d’un modem.
Lorsque vous vous connectez à Internet par l’intermédiaire de votre fournisseur d’accès, il s’établit une communication entre vous et le FAI grâce un protocole simple : le Point to Point Protocol (PPP). Ce protocole permet d’établir la communication entre deux ordinateurs distants sans que ceux-ci ne possèdent d’adresse IP. La connexion par l’intermédiaire d’un fournisseur d’accès à Internet permet de parer à l’absence d’adresse IP dans l’ordinateur de l’usager.
L’adresse IP est la condition nécessaire pour se connecter à Internet car le protocole utilisé sur la toile mondiale est le protocole TCP/IP qui permet de faire communiquer un nombre très important d’ordinateurs repérés par ces adresses. La communication entre le client et le fournisseur d’accès selon le protocole PPP se caractérise par l’appel téléphonique, l’initialisation de la communication, la vérification du nom d’utilisateur, la vérification du mot de passe.

L’adresse IP, clé d’accès. Quand vous passez un contrat de connexion avec un fournisseur d’accès à Internet, celui-ci vous prête une adresse IP que vous garderez pendant toute la durée de la connexion à Internet. Le client ne conserve pas toujours la même adresse IP. Pour une nouvelle connexion, le fournisseur d’accès vous donnera une autre adresse libre. En fait, un fournisseur d’accès à Internet dispose de plusieurs adresses IP. Selon ses capacités, un fournisseur d’accès à Internet peut posséder plusieurs centaines de milliers d’adresses IP libres. Votre connexion est donc une connexion par procuration car c’est votre fournisseur d’accès qui envoie toutes les requêtes que vous faites. Et c’est lui qui reçoit les pages que vous demandez et qui vous les réexpédie.
C’est pour ces raisons par exemple que lorsque vous possédez un accès à Internet par un fournisseur d’accès, il vous faut à chaque connexion retirer votre courrier, car c’est généralement lui qui reçoit votre courrier stocké sur un de ses serveurs.
Dans notre pays, on compte actuellement plus d’une vingtaine de fournisseurs d’accès à Internet. La Sotelma, l’opérateur historique de téléphonie, est aussi la première société qui fournit l’accès à Internet dans notre pays. C’est elle qui détient le nœud Internet malien connecté au réseau mondial depuis décembre 1996.
Le nœud national offre l’accès à Internet par l’intermédiaire d’une antenne VSAT orientée en direction des États-Unis et permettant à la société de gérer le nom de domaine .ml du Mali. Il fournit depuis 1997 des liaisons spécialisées à 64 Mbits aux prestataires de services Internet de la place. Présentement, la Sotelma annonce un débit de 155 Mbits sur une liaison partagée entre 8 pays de la sous-région ouest-africaine, nous a indiqué son chef de service international et de l’interconnexion, Oumar Tangara.
Les fournisseurs d’accès doivent recevoir de la Sotelma un agrément d’exploitation de la connexion Internet par liaison spécialisée. Mais certaines entreprises peuvent accéder directement à Internet sans passer par la Sotelma grâce à des antennes VSAT qui permettent d’établir des liaisons satellites. Cette pratique a exacerbé la fraude dans le secteur et influe négativement sur la Sotelma qui doit faire face aux charges d’entretien du noeud national et autres installations, a expliqué notre interlocuteur.

Une vingtaine de FAI. Afribone avec ses 18 Mgbits est l’un des premiers fournisseurs d’accès à Internet. Elle a obtenu l’autorisation en 1999. Ici, comme chez les autres ISP, la connexion Internet fournit les services notamment le courrier électronique, le transfert de fichiers, l’accès aux différentes banques de données, le World Wide Web, les forums, les canaux IRC, entre autres.
“Il est difficile de parler de fraude dans le secteur. Car la donne a changé avec l’arrivée de Orange Mali et l’avènement du VSAT”, soutient un responsable d’un autre fournisseur d’accès à Internet qui a préféré gardé l’anonymat. Il reconnaît que avant la création du Centre de régulation des télécommunications (CRT), les fournisseurs d’accès à Internet devaient passer par la Sotelma. “Maintenant les voies d’accès ont été diversifiées avec l’arrivée de Orange Mali. Les autres entreprises peuvent fournir l’accès à Internet à travers divers moyens à condition d’obtenir l’autorisation auprès du CRT qui est chargé de la réglementation et de l’arbitrage du secteur”, a expliqué notre interlocuteur.
Le problème crucial que rencontre les FAI est la cherté du coût de connexion qui est de 3 millions de Fcfa pour un Mgbit dans notre pays. “C’est à cause du coût élevé de la connexion que les entreprises utilisent divers moyens (souvent illégaux) pour fournir Internet de façon à rentabiliser le service et à réduire l’investissement”, nous confie notre interlocuteur qui constate que l’utilisation de la voix sur IP par les certains FAI est aussi un phénomène de plus en plus courant. “Cela est de nature à porter préjudice aux autres ISP car seuls les opérateurs de téléphonie sont habilités à faire la voix”, nous a indiqué notre interlocuteur.
Pour s’installer dans notre pays, les FAI font d’abord une déclaration au CRT qui leur délivre une autorisation contre le paiement de 9000 Fcfa. Selon Kassoum Konaté du service “Réseaux opérateurs”, les ISP offrent Internet soit par des branchements en commun accord avec l’un des opérateurs global de téléphonie soit par liaison spécialisée. Dans le deuxième cas, l’entreprise paie annuellement au CRT 2,9 millions de Fcfa.
Be COULIBALY

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